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Quelles sont les positions des 11 candidat.e.s à la présidentielle sur les questions LGBT?

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[Mise à jour] Candidature de François Le Conseil constitutionnel a validé la liste des candidat.e.s à l’élection présidentielle, en avril et mai prochain. Neuf hommes et deux femmes vont devoir convaincre les électeur.trice.s de voter pour eux. Les questions LGBT ont été pour l’instant peu présentes dans les débats. Nous avons examiné sur les sites des candidat.e.s ce qui était prévu en matière de droits LGBT et s’ils et elles avaient pris position notamment lors des débats sur l’ouverture du mariage. Nous présentons les candidat.e.s par ordre alphabétique.

 

Nathalie Artaud (Lutte Ouvrière)

 

 

Nathalie Arthaud a 46 ans et elle est professeure agrégée d’économie et de gestion.

C’est dans un chapitre lié à la prositution, à laquelle est radicalement opposée que l’on découvre la seule mention du programme et des propositions de la candidate aux questions LGBT. Et elle se résume à ceci: « Je suis donc pour  mettre en place de véritables moyens financiers et humains dans l’hébergement et le suivi social des mineurs isolés et des jeunes exclus, notamment LGBT […]. » Dans son parti, Lutte ouvrière, le mariage représente le conformisme, on y préfère l’union libre pour les hétéros comme pour les homos. Le parti ne devrait pourtant pas être trop difficile à convaincre : « au nom de quoi le refuser à ceux qui souhaitent en passer par là ? », s’interroge-t’il d’ailleurs sur son site. En 2009, Nathalie Arthaud affirmait cependant: « Je pense que la loi doit évoluer avec les mœurs de la société. »

 

François Asselineau (Union populaire républicaine)

François Asselineau défend un programme (réactionnaire) de « libération » mais cela n’inclue visiblement pas les personnes LGBT. D’ailleurs, sur son site, il est expliqué que le « mariage gay » est un sujet subalterne qui détourne de la vraie question, celle de la sortie de l’Europe. François Asselineau aime beaucoup Vladimir Poutine. C’est le plus âgé des candidats, et visiblement le moins efficace. Un candidat subalterne en somme. (Nous avions écrit qu’il s’était déjà présenté en 2012, mais il n’avait pas obtenu les parrainages nécessaires).

 

Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès)

A 75 ans, c’est le doyen des candidats. Comme le souligne Le Monde, il a créé son parti, Solidarité et Progrès en 1996. Un groupuscule
inspiré par l’homme politique américain Lyndon LaRouche, classé à l’extrême droite. Un idéologue complotiste, homophobe et climatosceptique. Circulez, rien à voir.

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France)

 

Une France juste c’est rendre « gratuite les autoroutes déjà amorties » mais ce n’est manifestement pas l’égalité des droits. Il n’y a aucune référence aux droits LGBT dans le projet du candidat de Debout La France. En août 2012, Dupont-Aignan déclarait être opposé au mariage et à l’adoption et pour une sorte de « pacs amélioré ». Fin 2016, il affirmait qu’il ne reviendrait pas sur la loi, mais qu’il faudrait « verrouiller » les choses pour interdire la GPA, qui est une « menace ». Il souhaite aussi abroger la circulaire protégeant les droits des enfants nés par GPA à l’étranger. Les familles homoparentales apprécieront.

 

François Fillon (Les Républicains) 

Depuis qu’il est entré en politique, au début des années 80, François Fillon a voté contre tous les textes favorisant plus d’égalité entre les citoyens, quelle que soit leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. Il n’y a pas de raison que ça change, non? L’ancien Premier ministre et député de Paris, 62 ans, a bénéficié durant la campagne des primaires et depuis le début de l’année du soutien appuyé de Sens commun, la branche anti-mariage des Républicains. S’il devait être élu président, Fillon reviendrait sur la loi et ne permettrait plus aux couples homosexuels d’adopter. Il maintiendra aussi l’interdiction de la PMA aux lesbiennes et aux femmes seules ainsi que la GPA. Belle conception de l’égalité et du respect pour celui qui reste empêtré dans ses affaires d’emplois fictifs et de costumes hors de prix offerts par un ami.

 

Benoît Hamon (Parti socialiste)

 

 

Benoît Hamon a nommé Denis Quinqueton, président de l’association HES,  chargé des questions LGBT dans son équipe de campagne. C’est un des candidats qui semble le plus précis sur les questions LGBT. Il fait trois propositions concrètes dans son programme présidentiel de 40 pages:

  • ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes
  • simplification de la procédure de changement de mention du sexe à l’état civil pour les personnes trans
  • création d’un statut du beau-parent et élargissement des possibilités de reconnaissance en parenté d’un enfant

Autre proposition originale par rapport aux autres candidats, la création d’un corps de contrôle anti-discriminations « pour l’égalité réelle ».

Benoît Hamon est le seul candidat dont le programme contient le mot sida. Il s’engage comme l’Organisation Mondiale de la Santé à mettre fin à l’épidémie de sida à l’horizon 2030.

 

Jean Lassalle (Résistons!)

Adepte des actions spectaculaires, n’a-t-il pas jeuné à l’Assemblée nationale pendant près de 40 jours ou traversé la France à pied, le vice-président du MoDeM s’est lancé dans la course à la présidentielle en dehors du cadre du parti, dont il s’est « mis en congé volontaire ». En tant que député, il avait voté contre le mariage et l’adoption en 2013. Mais rien sur les questions LGBT ne figure dans son programme pour 2017.

 

Marine Le Pen (Front National)

Celle qui est en tête des sondages pour le 2e tour (et qui arrivait en seconde position dans notre consultation) tente depuis plusieurs années de se donner une image gay-friendly. Mais son programme est le plus violent et anti-égalité de tous les grand.e.s candidats.

L’engagement n° 87, dans le catalogue de 144 mesures présentées début février, est consacré aux questions LGBT. « Face aux pressions d’autorités supranationales, maintenir l’interdiction de la GPA et réserver la PMA comme réponse médicale aux problèmes de stérilité. Créer une union civile (PACS amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira, sans effet rétroactif. »

Le mariage sera donc supprimé et aucun droit nouveau n’est envisagé. Un programme qui fait froid dans le dos.

 

Emmanuel Macron (En Marche!)

 

Emmanuel Macron avait été le grand gagnant de notre consultation sur l’élection présidentielle. Plus de 3200 internautes d’Hornet avaient répondu et Macron avait obtenu 38,1% des voix au premier tour. Mais il a semblé aussi souffler le chaud et le froid sur ces questions en expliquant que la Manif pour tous avait été « humiliée » durant les débats sur le mariage. A 38 ans, le plus jeune des candidats essaie de plaire à la gauche et à la droite. Sur les questions LGBT, son programme est muet et il faut aller chercher ses positions sur le site d’En Marche! Macron y rappelle qu’il est pour la loi sur le mariage, qu’il luttera contre l’homophobie au quotidien,et qu’il est pour l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. Mais pour cette dernière proposition, il veut attendre l’avis du Comité national d’éthique (qui se fait attendre…). Sur la GPA, qu’il condamne, il souhaite cependant « que les enfants issus de la GPA nés à l’étranger voient leur filiation reconnue à l’état-civil français, selon la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. »

 

Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise)

Déjà candidat en 2012, Jean-Luc Mélenchon, 65 ans, a dans son équipe, à l’instar de Benoît Hamon, un chargé des questions LGBT, en la personne de Jean-Charles Lallemand.

Sur la thématique trans, Jean-Luc Mélenchon propose « d’autoriser le changement d’état civil libre et gratuit devant un officier d’état civil. » Jean-Luc Mélenchon se dit favorable à la PMA pour toutes les femmes mais est opposée à la GPA. Il avait ainsi déclaré au Journal du Dimanche: « Le jour où l’on me présentera une milliardaire qui par amour d’une femme pauvre d’un bidonville acceptera de porter son enfant, je réviserai mon point de vue. »

 

Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste)

Déjà présent en 2012, Philippe Poutou, 49 ans, a eu de justesse ses 500 parrainages. Son programme est évidemment très riche en propositions sur le travail mais il est aussi celui dans lequel les questions d’égalité des droits et LGBT sont le plus précisément traitées, en une pleine page. C’est surtout le seul candidat qui réclame explicitement l’arrêt des mutilations des personnes intersexuées.

 

  • Helene Hazera

    C »est une rigolade Denis Quiqueton d’ HES coach Hamon sur les question trans! Ce qu’il promet c’est le mot d’ordre de l’existrans depuis des années, mot d’ordre qui n’a pas été adopté lors du débat à l’assemblée ou -avec la complicité de HES et de l’interLGBT, le PS a préféré une loi où un juge donne son avis, loi qui n’a toujours pas été déposée. HES fait parti de l’interLGBT ou les associations issue de l’immigration ou des DomTOM ont été refusée. Ils n’ont pas tenu leurs promesses et ils en refont. Les gays ps réacs d’HES , n’ont pas tenu leur promesses et ils en déposent de nouvelles.