interassociative trans intersexes

Des associations trans et intersexes créent la première interassociative pour ‘unir les énergies et les revendications’

La loi dite de modernisation de la justice du 21e siècle a transformé les conditions du changement d’état civil pour les personnes trans.

Le décret a été publié le 31 mars dernier. Le parcours de changement de prénom et de modification de la mention du sexe à l’état civil est simplifié. Cela concerne au premier chef les personnes trans, qui subissaient jusque là des procédures longues, humiliantes et médicalisées.
Mais cette modification de la loi ne plait pas à toutes les associations. Le 18 mars dernier, près de quinze associations de personnes trans et intersexes ont annoncé la création de la première interassociative uniquement composée d’organisations et collectifs de personnes transgenres et intersexuées.

Dans un message rendu public le 31 mars, les associations rappellent: « Cette interassociative est créée quatre mois après la publication de la loi du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du 21e siècle ».

L’interassociative juge très décevant le texte de loi. « Les conditions inadmissibles dans lesquelles les demandes de changement de prénom pour les personnes trans et intersexes sont traitées nous obligent à nous unir, afin de lutter contre un gouvernement indifférent aux réclamations des associations concernées, et qui exprime par son inaction générale une réelle volonté de nuire à l’obtention complète de nos droits fondamentaux ».

Plusieurs pays ont simplifié la démarche de changement à l’état civil sur simple déclaration en mairie: l’Argentine et le Danemark en 2012, mais aussi, en 2015, Malte et la Colombie (où il suffit d’un bref passage chez le notaire).
L’interassociative souhaite aussi étendre son action pour d’autres revendications. « Cette démarche d’autonomisation et de réappropriation des luttes qui nous concernent » ne s’arrête pas au travail à propos de la loi. D’autres domaines seront investis: la parentalité, le travail, l’éducation et la santé des personnes trans et intersexes.

Cette interassociative correspond pour les associations à une « nécessité urgente […] d’unir leurs énergies et leurs compétences en un collectif représentatif de nos luttes ».

Associations et collectifs signataires : Acceptess Transgenres (Paris), Association Nationale Transgenre, C’est Pas Mon Genre (Lille), Chrysalide Asso (Lyon), CIA (Collectif Intersexes et Allié.e.s), Clar-T (Toulouse), Ouest Trans (Bretagne), Association OUTrans (Paris), Association « Prendre Corps » (Picardie), RITA Grenoble (Grenoble), T.TIME TRANS 13 (Marseille), Trans-Info (07/43/48), TRANS INTER action (Nantes).

  • Helene Hazera

    le principe est trés bien il faut dire que l’interLGBT s’est moqué de nous au profit du PS. Mais les non affiliées on en fait quoi? Mais c’est quoi la définition d’une association trans? A partir de combien est on une association? Combien de personnes dedans? Pourquoi le mouvement trans est sans arrêt dans des logiques d’exclusions?