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Apologie du viol, blagues racistes et homophobes, la critique ciné fustige ‘Gangsterdam’

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C’est peu dire que le film Gangsterdam, en salles aujourd’hui, cristallise sur lui les critiques d’une bonne partie de la presse française. Et une fois n’est pas coutume, les quotidiens, de 20 Minutes au Figaro, n’hésitent pas à fustiger les blagues aux relents racistes et homophobes et les scènes où le viol apparaît presque comme légitimé.

Nous n’avons pas vu (et pas envie de voir) ce film avec Key Adams, réalisé par Romain Lévy. Nous ne sommes visiblement pas dans la cible. Sur Télérama, on explique que ce film est à réserver aux « pré-ados peu exigeants. »
Une comédie qui ne fait pas rire tout le monde, c’est déjà arrivé. Mais en lisant les différentes critiques, on comprend que ce qui ne passe pas, ce sont les blagues aux forts relents racistes et homophobes. ÀvoirÀlire critique cette manière de « railler les communautés avec une outrance qui flanque la nausée. Homos, juifs et blondes, tous y passent. »
Le Monde n’est pas plus tendre: « L’argument, qui fait le lit de tout un pan de la comédie française contemporaine, n’en revient pas moins à cautionner l’inconscient passablement rance sur lequel cet humour prospère aujourd’hui. »
Mais c’est la journaliste de 20 Minutes qui décrypte le plus précisément le message de ce film. S’étonnant qu’il ne soit pas interdit aux moins de 12 ans, la journaliste Claire Barrois décrit des scènes limites qui émaillent le film. « Parmi les passages du film à l’humour douteux, Gangsterdam propose deux autres scènes : un passage à tabac de prostituées et une scène où Durex, le copain réac, raciste, antisémite, sexiste et homophobe (bien que potentiellement homo) veut absolument violer une femme. »

 

La Une de 20 Minutes a d’ailleurs attiré l’attention d’Alice Coffin, journaliste médias et cofondatrice de l’Association des journalistes LGBT.

L’absence de nudité expliquerait que ce film n’ait pas été interdit aux moins de 12 ans par le CNC. Interviewé par 20 Minutes, le psychiatre Xavier Pommereau explique: « On peut rire de plein de choses, mais il faut toujours qu’on sache de quoi on rit. S’il y a un risque de confusion, si les homosexuels, les femmes, les juifs ou les Arabes peuvent se sentir blessés ou attaqués par les blagues qui sont faites sur eux, ça n’est plus du tout drôle. »

Ça va mieux en le disant.