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Yagg.com compte sur une campagne de financement participatif pour se relancer

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Cinq mois après la liquidation judiciaire de la société éditrice de Yagg*, et quelques semaines après la reprise du site, Yagg.com a décidé de lancer une campagne de crowdfuding sur Ulule pour tenter de se relancer. A ce jour, sur un objectif de 2000 euros, 460 euros ont été apportés par 13 contributeurs. La campagne dure encore 34 jours.
Nous avons demandé à Bénédicte Matthieu, journaliste, actuelle propriétaire du site et à Xavier Héraud, journalsiuetancien fondateur, quels étaient les projets du site d’informations LGBT.

Moins de trois mois après la reprise de Yagg, où en êtes-vous de vos projets?

Les démarches administratives liées au transfert de l’activité sont quasiment terminées. Il reste quelques ajustements techniques à faire sur le site, pour l’alléger. Côté financement, Yagg.com est édité par une association désormais. Cela nous permet de faire appel à des subventions. Nous avons déposé deux dossiers et attendons les réponses. Même si elles sont positives, cela ne suffira à refinancer un salaire de manière pérenne, sans parler d’en financer plusieurs.

Nous faisons donc également appel aux dons. Les lectrices et les lecteurs ont toujours beaucoup soutenu Yagg y compris – surtout, pourrions-nous dire – dans les moments difficiles. Jérémy Patinier, des Editions Des ailes sur un tracteur, chez qui nous avons édité les deux premiers tomes de Une Histoire LGBT – L’actu vue par Yagg, a proposé de lancer un premier crowdfunding pour nous aider à redémarrer. Nous avons été très heureux de cette initiative. D’ici quelques semaines, nous lancerons également un compte sur la plateforme Helloasso. Ce qui permettra, par exemple, à ceux et celles qui voudraient poursuivre le versement de l’équivalent de leur abonnement, de le faire sous forme de dons.

A quoi va servir l’argent récolté durant cette opération sur Ulule?

Yagg ne génère pour l’instant pas d’argent, mais il y a des frais: le serveur, la maintenance technique. Et nous aimerions relancer la newsletter, un lien indispensable avec les yaggeurs et les yaggeuses. Cela représente plusieurs milliers d’euros par an.

Pensez-vous relancer l’activité du site de façon plus soutenue?

C’est un objectif oui. Nous nous donnons quelques mois pour trouver des solutions. Tout est encore ouvert à ce stade.

Qu’attendez-vous des internautes et des soutiens de Yagg, au delà d’un soutien financier?

Le nombre formidable de réactions à l’annonce du retour de Yagg nous a montré à quel point le site avait réussi à avoir sa place dans l’univers des médias. C’est l’une des raisons pour laquelle nous ne voulions tenter de poursuivre l’aventure. Ensuite, le retour de Têtu en kiosques et le fait que Yagg n’ait pas totalement disparu peuvent donner l’illusion que la presse LGBT est en train de renaître. Il ne faut pas se leurrer, tout cela reste fragile. Plus peut-être qu’une autre, la presse LGBT dépend de ses lectrices et de ses lecteurs. Celles et ceux qui en ont les moyens et la volonté peuvent bien sûr soutenir financièrement, mais on peut aussi soutenir en partageant nos infos sur les réseaux sociaux, en nous transmettant des informations, en venant aux soirées, etc. Parce qu’elle est une résonance du monde extérieur, la presse est un outil formidable de soutien et de reconnaissance pour celles et ceux qui font bouger les choses. Ce serait dommage de s’en passer!

*Le rédacteur de cet article a été président de LGNET, la société éditrice de Yagg, de 2008 à 2016.